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La fin du 20e siècle est pour l’étang synonyme de
pollutions, éboulement du tunnel du Rôve, dénaturation par les eaux de la Durance.
Lorsque le GIP étang de Berre est créé, il fait la démonstration
que la réhabilitation est possible par un ensemble de travaux sur les rives sur
le tunnel du Rôve ainsi qu’avec un canal de fuite parfaitement faisable et qui
permet de récupérer de l’hydroélectricité après la centrale de St Chamas.
Et depuis…..pas grand-chose ; les uns puis les autres
tergiversent pour la réouverture expérimentale (ce n’est pourtant pas
grand-chose) du tunnel du Rôve ; il a fallu argumenter pour que soit
déclenchée une étude dite « socio-économique » qui prouve – ce que
l’on pouvait deviner avant de la mener - que les travaux de dérivation sont
rentables (surtout pour l’énergie hydroélectrique et pour le renouveau d’un
tourisme de proximité sur les rives) bref des promesses pour le futur, mais rien sur le terrain.
La réalité sans fard est que EDF optimise sa production
d’électricité de pointe pour frôler la
barre de ses obligations et préfère spéculer à l’international plutôt que
d’investir pour développer son hydroélectricité énergie renouvelable, que
l’état se refuse à investir pour terminer correctement la chaîne Durance /
Verdon et éviter de dénaturer l’étang, que l’UE et Bruxelles s’accommodent
d’une régulation des rejets qui crée un semblant de décence. Le sur place des
acteurs et décideurs principaux paralyse les collectivités.
La seule voie pour avancer qui reste est de nous
mobiliser ; la pression des populations les a déjà fait reculer.
Mais dans un contexte plus difficile, c’est à l’échelle du
développement régional qu’il faut voir la suite : l’eau de Durance dans un
canal de fuite permettra d’avoir une eau brute de bonne qualité sur la côte où
la population augmente vite, où se trouvent industries et maraîchage. Ces
travaux ne sont pas seulement un supplément d’âme pour amoureux de la nature,
mais un projet qui mène de pair et restauration des milieux naturels et
aménagements pour les populations.
N’est-ce pas nous situer dans la lignée des Craponne , Zola
qui ont ouvert la voie au Canal de Marseille, au Canal de Provence, à EDF des
années 50 qui a domestiqué la Durance,
dans la lignée de ceux qui ont fait que la
Provence, région sèche, est une des rares à ne pas avoir de
restrictions d’eau.
Sachons nous mobiliser pour être à la hauteur des enjeux du
siècle.
JC Cheinet
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