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14-03-2013 |
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Communique
Pantin, le 14 mars 2013
Sortir l’habitat du
discours : expérimentation en Seine-Saint-Denis
La rénovation de l’habitat fait aussi l’objet d’une approche
libérale qui peut être caractérisée de la manière suivante : laisser faire
le marché et accompagner publiquement les actions sur l’habitat indigne et la
précarité. C’est ainsi qu’on aboutit au bonus-malus pour forcer les
récalcitrants et récompenser les vertueux. C’est ainsi que grandissent la
précarité, les bonnes affaires pour quelques-uns, des problèmes de santé
publique notamment dus à l’humidité des habitations mieux isolées
pour d’autres…
Le MNLE et le comité de Tremblay, en partenariat avec la
communauté de communes Terres de France, le Conseil Général de
Seine-Saint-Denis, la ville et des élus de Villepinte, organisent une action de
sensibilisation à la précarité énergétique. Elle débutera au printemps sur une
centaine de pavillons afin de permettre aux habitants de s’exprimer sur leur
situation réelle, en faisant part des motivations et des freins qu’ils
rencontrent pour améliorer leur budget énergie.
Au programme : animations autour de la thermographie
aérienne du département, porte-à-porte avec un questionnaire, approfondissement
des solutions avec des habitants volontaires. La dynamique est de construire
une démarche citoyenne. Une bonne façon de faire de l’éducation populaire sur
les enjeux de la transition énergétique. Avis aux amateurs…
François
Cosserat
Président du MNLE
Contact presse :
Mélanie Corvez : 01 48 46 04 14
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Communiqués
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11-02-2013 |
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Communique
Pantin, le 11 février 2013
De mal en pis
Le préfet de la Somme vient de signer un arrêté autorisant la construction d’une étable de 500 vaches laitières intégrant une unité de méthanisation. Le projet initial a été divisé par deux parce que la surface nécessaire à l’épandage des digestats liquides et solides serait difficile à trouver. Ce qui donne un argument supplémentaire au fait que ce type d’équipement, financé par un entrepreneur des travaux publics, a du mal à s’intégrer dans une proximité.
Rappelons qu’il tente de trouver sa justification d’une part comme moyen de réponse à la crise de l’élevage en supprimant du travail vivant (deux fois moins de travail par litre de lait) et, d’autre part en surfant sur une image écologique du biogaz produit à partir des effluents et déchets. Il est faux de prétendre que la production de biométhane permet de gommer les impacts environnementaux des agricultures productivistes nourrissant le bétail dans ce type d’installations. Cette évolution de l’industrie du lait pousse l’élevage dans une fuite en avant, tournant de plus en plus le dos à une intégration positive des productions animales et végétales, à une juste rémunération du travail des agriculteurs et éleveurs.
Pendant toute la durée de l’instruction du dossier, le promoteur comme le préfet ont verrouillé l’obligation de donner les informations nécessaires pour juger de l’équilibre économique du projet. La concentration de l’élevage coûte cher. La lecture de l’arrêté préfectoral est édifiante. L’exploitant comme l’administration, doivent faire face à un grand nombre d’obligations et de contrôles. Ils sont légitimes car ce mode d’élevage est complexe et dangereux.
C’est en fait le contribuable et l’usager de l’électricité qui devraient en faire les frais. Le contribuable parce que l’administration doit avoir les moyens de contrôler sinon l’arrêté préfectoral n’est qu’un voeu pieux et dangereux. L’usager de l’électricité a vu apparaître sur sa facture une ligne nouvelle appelée Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE). Elle subventionne notamment le tarif d’achat de l’électricité produite à partir des effluents des 500 vaches. C’est d’ailleurs pour ces raisons que la réglementation demande une transparence sur l’économie du dossier.
Socialement pervers, environnementalement dérisoire, ce projet d’étable industrielle n’aurait pas dû être autorisé par un gouvernement qui a annoncé vouloir trouver d’autres modèles pour l’agriculture et l’élevage. Le MNLE s’associe à sa contestation sous toutes ses formes organisée par NOVISSEM. Il continue son action pour de nouveaux modes d’agricultures et d’élevage. Il faut en particulier, de manière urgente, répondre aux éleveurs coincés entre des coûts de production élevés et des prix de vente en berne.
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Communiqués
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21-01-2013 |
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Communique
Pantin, le 21 janvier 2013
Un bonus‐malus mal venu sur les énergies en réseau
En deuxième lecture, l’Assemblée Nationale a adopté à une large majorité un texte de loi qui institue un bonus‐malus pour les énergies de réseau (électricité, gaz et chaleur) et a décidé de la création d’un service public de la performance énergétique de l’habitat.
Les occupants devront payer pour la mauvaise qualité thermique de leur logement. Cette loi fait peser les obligations sur les locataires. Or, les familles les plus en difficulté sont, en général, abritées dans des logements anciens de mauvaise qualité. Ce n’est pas seulement la bonne ou la mauvaise volonté du propriétaire qui est à l’origine de cette situation regrettable mais tout une série de raisons dont la difficulté de rénover des bâtiments conçus dans une époque où l’énergie n’était pas chère. Cette loi est prématurée dans la mesure où le débat sur la transition énergétique est lancé et qu’une loi sur l’habitat est en projet. Le service public de la performance énergétique créé par la loi est une coquille vide.
Cette loi crée une véritable administration qui aura des pouvoirs de police sur les énergies en réseau et en fait supporter le coût aux usagers (déclaration obligatoire pour chaque logement avant le premier mai, mise en demeure, sanctions éventuelles…). Elle est discriminatoire puisque les installations de chauffage au fuel et au charbon y échappent. Ce sont pourtant les énergies les plus polluantes.
La loi simplifie, voire ignore, les enjeux environnementaux. L’objectif principal devrait être la division, par au moins quatre, des émissions de gaz à effet de serre, d’ici 2050, dues à l’utilisation de l’habitat. La loi n’y fait pas référence. Ce n’est pas en recherchant une minoration à tout prix des consommations qu’il est possible d’y arriver. L’expérience montre que l’objectif n’est pas atteint, même avec une dépense de 20 à 30 000 € par logement. La complexité des problèmes et l’énormité des dépenses nécessitent une autre approche que celle d’un renchérissement des coûts par une lourde administration des pratiques, socialement injuste et environnementalement inopérante.
Les propriétaires des immeubles collectifs auront l’obligation de répartir le bonus ou le malus entre les occupants. La pose de compteurs de chaleur est obligatoire d’ici janvier 2015 (sauf impossibilité technique). C’est encore une mesure d’alourdissement des couts avec un impact très incertain sur la consommation. Mais il est clair que, en individualisant les prix, la loi s’éloigne d’une logique de service public en affaiblissant les mécanismes de solidarité, en transformant les usagers en clients en compétition. Fondamentalement cette loi révèle une incapacité à s’évader de la doxa économique de la dérèglementation de la production des énergies.
Le MNLE, Réseau Homme&Nature, se réjouit qu’il existe encore des parlementaires qui résistent à l’affaiblissement du service public et le considère comme un moyen nécessaire à une bonne prise en compte des besoins sociaux, avec le concours du citoyen et dans le respect de l’environnement. Le MNLE appelle au rassemblement des intelligences et des compétences pour élaborer et faire aboutir d’autres réponses.
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Actualités
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07-12-2012 |
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Le MNLE souhaite étendre le projet pédagogique "le développement durable, ça se cultive !" à d'autres régions que le Rhône-Alpes.
L'association Terre&cité, qui soutient la préservation et la valorisation de l'agriculture sur le plateau de Saclay, a découvert la mallette et est très motivée par son contenu et sa méthodologie. Le MNLE a donc créé un partenariat pour que Terre&Cité soit un relai en Essonne. Grâce à cette rencontre, le "développement durable, ça se cultive !" a fait sa rentrée à Verrières-le-Buisson dans une classe de CE2 et un centre de loisirs.
Le 15 octobre 2012. C'est le semis à l'école Paul Fort de Verrières-le-Buisson !
En partenariat avec
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Actualités
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07-12-2012 |
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Présentation du projet
Créé en 2009, après 18 mois de travail, par le MNLE 69, le projet pédagogique "Le développement durable, ça se cultive !" s'implante dans un premier dans la région Rhône-Alpes.
La mallette pédagogique vise à éduquer les enfants au développement durable par la culture d’une parcelle de blé en Agriculture Biologique. Ce projet s'étend d'octobre à juin et permet d'aborder les différentes thématiques du DD : environnement, économie et société. Il s'adresse avant tout au cycle 3 (CE2, CM1 et CM2) mais a été adapté en 2012 au cycle 2 (grande section de maternelle, CP, CE1).
Les valeurs intrasèques sont la relation au temps et le retour du lien avec la terre et l'agriculture.
Contenu de la mallette
- un classeur ressource, composé de 52 fiches d’activité en lien avec la culture de la parcelle de blé. Elles permettent d’aborder les trois piliers du développement durable : environnement, économie et société.
- le livret de l’enseignant. Il permet d'accompagner et d'approfondir certaines fiches.
- 3 guides découverte : les invertébrés terrestres, les vertébrés et les fleurs du champ de blé,
- 1 calendrier de suivi de la culture,
- 1 glossaire
- les semences
Déroulement
Le MNLE est accompagnateur du projet. C'est l'enseignant qui mène l'aventure en choississant les activités qu'il souhaite proposer aux enfants.
En complément, le MNLE intervient à trois moments clés :
1ère demi-journée : présentation du projet, réflexion et mise en place de la culture de blé.
- 2ème demi-journée : visite d'une ferme, rencontre avec un agriculteur... Cela varie en fonction du territoire.
- 3ème journée : récolte et transformation du blé en pain, bilan de l’année.
Pour toutes informations complémentaires, n'hésitez pas à nous contacter au MNLE, par téléphone au 01 48 46 04 14 ou par email à
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