Le texte ci-dessous est le résultat des travaux effectués lors de l'université d'été du MNLE, qui s'est déroulée du 22 au 28 août 2009 à Alenya (Pyrénées-Orientales). Elle avait pour thème "Pôles et Services Publics"
Les ressources naturelles ne sont pas illimitées. Le système de production et de consommation de ces dernières décennies, expression de la toute puissance des marchés concurrentiels spéculatifs et l’effacement de la puissance publique derrière les groupes financiers a généré un gâchis de ces ressources. Ce système a atteint ses limites. Aujourd’hui, il dégrade les écosystèmes et le climat et met en cause à terme la vie sur la planète.
La taxe carbone a pour ambition de restreindre la consommation d’énergie en augmentant les prix. De manière générale, la règle du pollueur-payeur contraint le consommateur qui en définitive paye la facture. Tant pis pour ceux qui n’arriveront pas à modifier leur comportement.
Certes on peut objecter que le verdissement de l’économie mis en chantier dans le Grenelle de l’environnement vise à offrir une palette de produits allégés en énergies fossiles. Mais c’est faire fi des inégalités sociales, des limites des actions individuelles. Ce processus est fondamentalement assis sur une culpabilisation de l’individu, sur les vertus du consommateur dans une concurrence libre et non faussée. Il tourne le dos à l’intelligence humaine et à l’action politique.
Sortir de l’âge des énergies fossiles, produire et consommer autrement, deux objectifs majeurs mis en avant par le MNLE. Mais comment faire ? De manière trop générale les défenseurs de l’environnement sont des opposants. Résister ne suffit pas. La résistance est nécessaire mais non suffisante. La résistance doit être source créative.
Le Mouvement National de Lutte pour l'Environnement vient de mettre
en place les "Jardins de l'Energie", portail interactif d'information
et de réflexion sur l'énergie.
La programmation d’un deuxième EPR dont la mise en production est
prévue en 2017 est en soi une bonne décision si on la considère en
terme de politique industrielle. Mais encore faut-il la replacer dans
un contexte plus global. Cette décision est celle du prince. Le MNLE
réclame l’établissement d'une politique de l'énergie française avec ses
prolongements européens qui soit largement débattue et dont le but
serait de cultiver les synergies entre les différentes sources et non
la concurrence. On ne peut laisser le secteur de l'énergie,
stratégiquement fondamental pour l'économie, la vie des gens, le
climat, qui nécessite des investissements sur le long terme, livré à la
volatilité du marché et à la spéculation.
La Commission Européenne a engagé la procédure d'autorisation de deux nouveaux maïs OGM, Bt 11 de Syngeta et TC 1507 de Pioneer-Dow. Si cette procédure aboutit, elle aurait aussi pour conséquence de remettre en cause la suspension, par la France, de la culture du maïs OGM MON 810, après l'activation de la clause de sauvegarde au début de 2008, suite au Grenelle de l'Environnement.