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Extrait:
« La CAA de Paris rendra ses conclusions le 8 juillet prochain. Quoi qu’il arrive, nous continuerons à mobiliser contre ce projet destructeur ainsi que sur de nombreux autres projets dans le département. Aujourd’hui, il faut augmenter les espaces de nature dans nos villes pour l’humain et le vivant, c’est une question de santé publique.
Il est temps de repenser la ville en sortant de cette artificialisation frénétique contraire aux exigences climatiques. Le département a longtemps été un modèle de bonne gestion de son foncier par l’aménagement de grands espaces verts essentiels au bien-être de ses habitant.e.s et respectueux de l’histoire de leur territoire.
Aujourd’hui, le nouveau Conseil départemental est installé, vous devez votre élection à une minorité d’inscrits (entre 13 et 23% au second tour), moins d’un votant sur 4.
Une majorité boudent les urnes, marque son manque de confiance envers ses représentants, la légitimité des élus est mise à mal. L’abstention devient un acte politique.
Les années de déceptions, de désillusions, de décisions prisent en cabinet et les difficultés vécues conduisent à la situation dans laquelle est englué le système représentatif.
Il est encore possible d’inverser cette situation dangereuse en contribuant à faire la démonstration que la politique est bien l’affaire de toutes et de tous. Nous proposons de dépasser la toute légale démocratie représentative pour inventer une autre logique de gestion qui intervertit les rôles entre décideurs « les gens » et metteurs en œuvre « les élus ».
Il s’agit de donner systématiquement les moyens d’une intervention continue, éclairée et d’un suivi effectif de l’action des élus chaque jour de leur mandat. Il s’agit surtout de permettre l’expression des besoins, de faire de la démocratie continue sous deux conditions :
  1. Accepter d’être contesté, mis en cause et partager les actes de gestion.
  2. Mettre à disposition tous les outils de la démocratie continue et les moyens du contrôle.
Aujourd’hui, nous vous appelons à la raison environnementale et sociale.
Nous vous demandons de fixer enfin, avec le plus grand nombre d’habitant.e.s, les limites à cette urbanisation croissante et désordonnée qui se sert, entre autres, d’une prétendue légitimité populaire d’évènements sportifs pour transformer brutalement et à marche forcée notre département et notre région. Urbanisation répondant aux décisions du Grand Paris,  excluant les habitant.e.s les plus défavorisé.e.s.
Tout peut encore être modifié, vous en avez la possibilité, directement ou indirectement. En ce qui nous concerne, nous sommes déterminés, par toutes les formes d’actions, à faire en sorte qu’aucune urbanisation n’ait lieu sur l’Aire des Vents, partie intégrante du Parc Georges-Valbon. Elle doit être améliorée et restituée aux habitant.e.s. Tout comme doivent être préservés les jardins ouvriers d’Aubervilliers, la santé des enfants du groupe scolaire Pleyel Anatole France à Saint Denis, la Corniche des Forts à Romainville, la cité Pierre Sémard au Blanc-Mesnil, en reconvertissant les espaces ouverts (délaissés routiers, ferroviaires, friches) au profit d’espaces publics végétalisés et/ou nourriciers. » ….

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