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Lettre ouverte à Emmanuel Macron – Gaza : Il faut aller au-delà des discours

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Cette lettre intersyndicale s’inscrit dans la convergence des luttes que le MNLE Réseau Humanité et Nature préconise. C’est pourquoi nous la publions sur notre site.

Web TV du MNLE 30 juillet 2025

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Le numéro 152 de la revue Naturellement vient de paraître.

Dans ce numéro vous trouverez entre autres :

– un dossier sur la Seine et Marne 

– une contribution du mathématicien Cédric Villani

– l’interview du secrétaire général CGT du Grand Port maritime de Marseille (GPMM)

– les travaux de la 30e Université d’été et bien d’autres sujets.

Dans l’ours  et le sommaire vous retrouverez la liste des contributeurs qui ont participé à ce numéro sous l’œil attentif de la rédactrice en chef de Naturellement qui nous en détaille le contenu.

DÉMISSIONS A LA MRAe : ALERTE POUR L’ÉCOLOGIE ET LA DÉMOCRATIE

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Paris, le 28 juillet 2025

DÉMISSIONS A LA MRAe : ALERTE POUR L’ÉCOLOGIE ET LA DÉMOCRATIE

Le 18 juillet 2025, les membres de la Mission régionale d’Autorité environnementale (MRAe) d’Île-de-France ont annoncé leur démission collective, effective en septembre. Leur décision dénonce la perte d’indépendance de leur instance, pourtant essentielle pour évaluer l’impact environnemental de projets publics ou privés, comme l’exigent les directives européennes.

La MRAe est une instance indépendante, rattachée au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), qui fait partie du ministère de la Transition écologique. Elle a été créée pour renforcer l’indépendance de l’évaluation environnementale des projets, plans et programmes soumis à autorisation (routes, zones d’aménagement, infrastructures industrielles, plans d’urbanisme, etc.).

La MRAe d’Ile-de-France se compose de cinq membres permanents issus de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd), et de quatre membres associés, experts extérieurs reconnus.

En principe, la MRAe doit pouvoir travailler librement avec un service dédié, sans ingérence de l’État. Mais en Île-de-France, ce lien s’est progressivement dégradé, au point d’empêcher l’examen de certains dossiers. Depuis fin 2024, la MRAe a perdu son autorité fonctionnelle sur ce service, ce qui remet en cause la légalité de son fonctionnement.

La MRAe a publié au cours des derniers mois des avis remarqués sur Green Dock, méga site logistique en bord de Seine à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ou sur le plan local d’urbanisme bioclimatique (PLUb) de Paris par exemple.

Cette situation intervient dans un contexte national où de nombreuses voix s’inquiètent d’un rétrécissement de l’espace démocratique, au profit de logiques économiques et d’un urbanisme intensif porté par les intérêts privés, véritable sabotage du droit à l’environnement avec une économie de guerre qui va mobiliser de l’argent public pour augmenter les dépenses de défense, et des restrictions budgétaires pour les autorités indépendantes, la vie associative et les services publics.

Comme l’a récemment illustré la large mobilisation contre la loi Duplomb, la défense du droit à l’environnement suppose des contre-pouvoirs actifs et reconnus. La MRAe, par la qualité de ses avis, contribue à alerter sur les risques de certains projets et à nourrir l’information des citoyens, des associations et des élus. Son rôle de sensibilisation, dans des dossiers souvent complexes et empreints de logiques institutionnelles ou techniques, est essentiel pour préserver la qualité de vie et le respect des normes environnementales.

Le MNLE s’élève contre les entraves inacceptables subies par la MRAe d’Île de France dans l’exercice de ses fonctions. Cette reprise en main par l’État des autorités indépendantes qui s’expriment sur les questions environnementales s’inscrit dans des choix incompatibles avec la lutte contre le dérèglement climatique et les perspectives de + 4° en 2100. L’urgence est dans la mise en œuvre d’une politique de justice sociale, environnementale et énergétique. La MRAe d’Ile de France doit retrouver toute sa place et pouvoir travailler en toute sérénité.

LOI DUPLOMB – URGENCE DE NE PAS PROMULGUER

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LOI DUPLOMB – URGENCE DE NE PAS PROMULGUER

Le Parlement a définitivement adopté, mardi 8 juillet, la loi sur l’agriculture dite Duplomb, du nom d’un des sénateurs qui en a fait la proposition. Le texte adopté à 232 voix contre 103 par le Sénat, a l’été définitivement par 316 voix, contre 223, par l’Assemblée nationale. Une pétition a été lancée sur le site de l’Assemblée Nationale pour demander son abrogation. L’immense réaction populaire d’opposition à la loi DUPLOMB (plus d’un million de signataires à ce jour) et à laquelle le MNLE s’est pleinement associé, impose au Président de la République de ne pas promulguer cette loi. Ses conséquences sur notre santé et de notre environnement sont inacceptables.

N’hésitez pas à faire grandir encore cette protestation, la pétition est toujours ouverte sur le site de l’Assemblée Nationale (lien ci-après pour la pétition et texte)

PARIS, le 21 juillet 2025

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

Non à la Loi Duplomb — Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective.

Avatar Eleonore PATTERY

10/07/2025

Identifiant: N°3014

Je m’appelle Eléonore PATTERY, j’ai 23 ans, et je suis actuellement en Master QSE et RSE (Qualité, Sécurité, Environnement / Responsabilité Sociétale des Entreprises).

En tant que future professionnelle de la santé environnementale et de la responsabilité collective, j’apprends chaque jour à appliquer ce que vous — législateurs — refusez aujourd’hui de respecter vous-mêmes.

La Loi Duplomb est une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire.
Elle représente une attaque frontale contre la santé publique, la biodiversité, la cohérence des politiques climatiques, la sécurité alimentaire, et le bon sens.

– Cette loi est un acte dangereux.
Pour les travailleurs, les habitants, les écosystèmes, les services écosystémiques, et pour l’humanité tout entière.
Elle fragilise les réseaux trophiques et compromet la stabilité de notre environnement — dont nous dépendons intégralement.
Nous sommes ce que nous mangeons, et vous voulez nous faire manger quoi ? Du poison.

Les grands textes l’avaient déjà dit :
Le rapport Brundtland, l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (MEA), les rapports du GIEC, les études de l’OMS, de l’INRAE, de Santé Publique France… Tous alertent depuis des décennies sur les conséquences des politiques destructrices du vivant et de la santé.
Et pourtant, vous persistez à légiférer contre l’intérêt général.

⚖️ Un acte possiblement inconstitutionnel.
Selon l’article L110-1 du Code de l’environnement, l’État français est garant de principes environnementaux comme:

« 6° Le principe de solidarité écologique, qui appelle à prendre en compte, dans toute prise de décision publique ayant une incidence notable sur l’environnement des territoires concernés, les interactions des écosystèmes, des êtres vivants et des milieux naturels ou aménagés ; »

Et la LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l’environnement (JORF n°0051 du 2 mars 2005 page 3697) (annexée à la Constitution de 1958) dans son chapitre 1er :

« Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. »

En validant cette loi, vous violez potentiellement ce droit constitutionnel, et portez atteinte à l’obligation de précaution, pourtant consacrée par le principe n°15 de la Déclaration de Rio et repris dans notre droit.

Je m’oppose donc à la Loi Duplomb.

Par cette pétition, je demande :
– Son abrogation immédiate ;
– La révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée ;
– La consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit.

Aujourd’hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser.

N.B. : La plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale permet aux citoyens d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale et de signer des pétitions déjà déposées.

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

Web TV 15 juillet 2025

Jean-Marie Baty, président du MNLE 93 Nord-est parisien, évoque les deux mois d’initiatives de son comité en juin/juillet.

Hauts de France et dérèglement climatique

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Patrick MARLIERE, Météorologue, évoque l’impact du dérèglement climatique dans les Hauts de France

Avis du MNLE 93 sur la ZAC du Triangle de Gonesse

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C’est bien connu, le Triangle de Gonesse est une zone de terres agricoles de qualité exceptionnelle, profondes, maintenant un ilot de fraicheur et utilisées durant des siècles pour nourrir la population parisienne. Ces terres sont devenues un lieu important d’exposition au bruit des aéroports de Roissy et du Bourget. Elles ne doivent pas être urbanisées car interdites en grande partie à la construction d’habitations permanentes. Une enquête d’Airparif en 2024 a aussi démontré qu’a un kilomètre de l’aéroport la pollution de l’air est aussi forte que sur le périphérique de Paris. On ne peut donc pas les urbaniser pour faire un nouveau quartier de ville contrairement à ce qui est souvent écrit.

L’agriculture a disparu au nord sous une zone d’activités, peu dense en emplois, autour d’un golf de 90 ha ; la pointe sud du Triangle est couverte d’entrepôts de logistique tout camion. Aujourd’hui la création d’une ZAC de 120 hectares, au milieu d’un espace agricole fonctionnel des 670 ha restants, aurait pour conséquence la perte d’une surface agricole bien supérieure aux nombres d’ha annoncés. Elle se trouve autour d’une gare prévue pour une tout autre ZAC qui comprenait le projet EuropaCity abandonné en 2019. Cette création de ZAC est bien un exemple d’incohérence de l’aménagement de ce territoire.

La Cité scolaire internationale annoncée est présentée dans le rapport sur la ZAC comme le point 0 du phasage avec une prévision de mise en service en 2028 en même temps que la gare (début des travaux 2026).

Dès l’annonce de la localisation de la cité scolaire avec internat sur le Triangle de Gonesse, nous nous sommes étonnés de l’emplacement choisi compte tenu des règles en matière d’urbanisme, relatives au plan d’exposition au bruit (PEB) des aéroports de Roissy et du Bourget. La situation de proximité des deux aéroports et de grands axes routiers Autoroutes A1/A3, BIP et RD 317 est incompatible avec la santé et la qualité de formation des jeunes.

En zone C des PEB, hors zone urbaine, le logement permanent ne peut y être construit. Selon la jurisprudence, un internat comme tout logement étudiant est bien du logement permanent, considéré donc comme résidence principale et non comme de l’hôtellerie qui est du logement temporaire. Ainsi le Triangle de Gonesse ne peut être un quartier d’habitation de la ville de Gonesse.

Dans les documents en réponse à la MRAe, l’aménageur indique : « De plus, les recommandations de l’OMS seront atteintes en extérieur concernant : le bruit routier sur la partie Nord du site du projet, à la fois pour les indicateurs Lden et Ln et le bruit ferroviaire sur la majorité du site du projet ». Pourquoi n’est-il pas fait mention du bruit des avions ?

L’aménageur traite des niveaux sonores à l’intérieur des bâtiments tandis que les usagers, en particulier les internes, les fonctionnaires et leurs familles ne peuvent rester entre quatre murs 24h sur 24, fenêtres fermées. D’ailleurs, désormais les riverains de Roissy CDG dénoncent la limite de l’insonorisation. Or ,mis en échec sur le terminal 4, ADP et le lobby aérien proposent une augmentation du trafic aérien de +19 % d’ici 2050 soit le supplément journalier de 344 mouvements d’avion.

Depuis son annonce, la Cité scolaire a fait l’objet d’études précises, avec des délibérations confirmant la localisation proche de la gare sur le Triangle de Gonesse et indiquant la composition des bâtiments à la classe près, dont 20 logements de fonction, eux aussi non compatibles et qui ne doivent pas être réalisée en zone C du PEB. Cette localisation sur le Triangle de Gonesse est imposée sans aucune concertation.

La Cité scolaire internationale, si elle doit se créer, doit être, en tant que service public, localisée dans la zone urbaine où habitent les jeunes et non en plein champs loin des habitations, donc proche d’une gare comme le RER D qui dessert les villes du Val d’Oise. Le site de la friche hospitalière de Villiers-le-Bel, dont l’aménageur est également GPA, serait plus favorable. Il est en zone urbaine, deux fois plus éloigné des pistes des aéroports et proche d’un complexe sportif et de la gare de Villiers le Bel.

La ZAC serait l’occasion d’implanter un échangeur permettant d’y accéder. N’est-ce pas la porte ouverte pour l’entrée et la sortie pour les poids lourds qui alimenteraient les activités prévues sur la ZAC, donc le risque d’installation d’entrepôts de logistique ? C’est un point majeur dans ce secteur proche de Roissy et desservi par l’autoroute A1. Il suffit de regarder comment se sont remplies les ZAC voisines. Un accès des voitures ne peut donc se justifier que par l’existence du parking silo créé au niveau du pôle d’échanges pour « rentabiliser » la gare, qui comme la ligne 17 restera un gouffre financier.

La qualité des sols, l’histoire agricole et nourricière du Triangle de Gonesse, peuvent permettre la réorientation du projet de ZAC vers les ambitions nourricières et durables portées par l’association territoriale « AgriParis Seine ». Constituée en juillet 2023 ,c’est une association territoriale entre sept collectivités importantes : la Ville de Paris, la MGP, Eau de Paris, la Seine Saint Denis, les Métropoles du Havre et de Rouen et le Nord de l’Yonne. Elle a pour objectif la structuration de filières pour la production de denrées pour la restauration collective 100% bio et durable à moins de 250 km. Il est temps de recréer une ceinture maraichère, d’agroforesterie vivrière, de circuits courts permettant d’accroitre la souveraineté alimentaire des populations d’Ile de France. Le Triangle de Gonesse peut y contribuer.

NOUS DEFENDONS LE PARC DU CAMPUS CONDORCET

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Pantin, le 12 mai 2025

Le MNLE 93 a participé le 6 mai 2025 au « pique-nique mobilisé » avec une centaine de participants, à l’appel de l’intersyndicale du Campus Condorcet et le collectif « Appel pour un campus vert et ouvert », pour défendre le parc de l’ilot 4 menacé par le projet de construction d’un nouvel immeuble.

La destruction de ce parc de 10.000 m² ouvert aux habitants, étudiants, chercheurs et universitaires du Campus, dans une ville comme Aubervilliers la plus carencée de Seine-Saint-Denis en espaces verts, est un non-sens du point de vue écologique et une atteinte à la qualité de vie des gens qui y vivent et y travaillent. Aubervilliers ne compte que 1,40 m² d’espaces verts par habitant alors que les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sont de 10 m² pour éviter les ilots de chaleur et leurs conséquences sur la santé et la qualité de vie.

C’est ce que démontre la communauté scientifique dont les travaux portent sur les questions environnementales et de santé, dans un contexte où le réchauffement climatique impose l’urgence d’arrêter l’artificialisation des sols et de se mobiliser pour la renaturation des villes.

Cette construction programmée par la direction de l’Etablissement public, qui doit faire l’objet d’un concours d’architecture dont le jury se réunit le 9 juillet prochain, n’a pas d’utilité. Plusieurs bâtiments du quartier de la Plaine-Saint-Denis sont actuellement inoccupés et pourraient faire l’objet d’une restructuration pour accueillir de nouveaux acteurs et répondre aux besoins du Campus. L’intersyndicale et une quinzaine de laboratoires installés ont voté des motions pour que cette décision fasse l’objet d’un moratoire permettant d’ouvrir un débat autour des différentes options et études de faisabilité pour transformer les bâtiments vides et préserver l’intégralité du parc.

Nous partageons pleinement cet objectif, ainsi que les engagements défendus en 2022 dans le « Manifeste pour un Campus vert et ouvert ». Cette lutte doit être absolument relayée dans l’ensemble de la ville d’Aubervilliers. Elle ne peut pas rester le seul fait de la communauté scientifique et universitaire du Campus, à l’heure où les effets des dérèglements climatiques nous obligent à repenser fortement nos pratiques et nos usages, avec la multiplication d’espaces verts et d’ilots de fraîcheur dans l’espace public et l’arrêt des projets de bétonisation.

Nous appelons à soutenir cette lutte et à participer massivement à la prochaine action prévue

le jeudi 12 juin 2025 à 18h autour d’un apéro pour la sauvegarde de l’ilot 4 du Campus Condorcet sur le parc en face du 5 Cours des Humanités à Aubervilliers.

Web TV du MNLE juin 2025

Dans cette web TV, Christian Pellicani revient sur la conférence – débat sur Les inondations en questions en Nord Pas de Calais qui s’est tenue le 14 juin 2025 à Lambes Lez Douai.