Aujourd’hui, personne ne peut dire, nous ne savions pas. L‘air et les sols sont contaminés par les pesticides, les fongicides et les Pfas. Ils sont nocifs pour la santé. Ils sont même reconnus comme sources de maladies professionnelles pour les agriculteurs, les fleuristes…
Intervention de Christian Pellicani, président du MNLE, sur les élections municipales 2026
Cet éditorial « Municipales 2026 : l’environnement au cœur du vote », écrit par Christian Pellicani, président du MNLE Réseau Homme & Nature et directeur de la revue Naturellement, interroge la place des enjeux environnementaux dans les élections municipales.
À l’approche des municipales, les décisions locales jouent un rôle essentiel dans la protection de notre environnement, la gestion de l’eau, la qualité de l’air, les transports ou encore l’aménagement des territoires.
Cette vidéo présente l’intégralité de cet éditorial.
📖 Cet article est également publié dans la revue Naturellement n°154.
Dans ce numéro, vous pourrez découvrir d’autres dossiers et analyses consacrés aux grands enjeux environnementaux actuels.
Le numéro 154 de la revue Naturellement vient de paraître

Dans ce numéro vous trouverez notamment un article sur une brève histoire de la Terre et de la Vie dont la 2e partie est reproduite ci-après. Vous pourrez lire la 1re partie en vous abonnant.
Pour vous abonner c’est ici : https://www.helloasso.com/associations/mnle/adhesions/mnle-adhesion-2026
Une brève histoire de la Terre et de la Vie
La première partie de cet article a été publiée dans la revue Naturellement n°154.
La seconde partie peut être consultée sur le site Permaculture sans frontières , où figure la version originale. Elle est également reproduite ici.
(Partie 2/2)
Une brève histoire de la Terre et de la Vie
par Éric Escoffier et Julie Gaffarel
Photosynthèse
Comme tout animal, l’humain est trop faiblement équipé sur le plan génétique pour créer la matière organique qui le constitue.
Les ressources que nous consommons sont donc fabriquées par les végétaux, qui sont capables de transformer la matière minérale en matière organique.
Cette prouesse chimique, la photosynthèse la réalise depuis plus de 2 milliards d’années.
Elle a lieu dans la plus extraordinaire — non, la plus naturelle ! – des usines : la feuille.
Des forêts partout
C’est ainsi que la Vie a recouvert la Terre de forêts, ces immenses organismes dont les organes essentiels, les micro-organismes et les arbres, tous interconnectés entre eux, ont pour fonction principale de donner aux feuilles les moyens de réaliser massivement cette photosynthèse.
Sol pédologique
Pour ce faire, la forêt trempe ses feuilles dans l’air, ses racines dans la terre, et les relie fonctionnellement par une subtile « ingénierie » de processus physiques, chimiques et biologiques, dont les artisans essentiels sont les micro-organismes qu’elle héberge, notamment dans le sol — sol qu’ils fabriquent eux-mêmes.
(On rappelle que les sols sont fabriqués par les forêts. Lorsque les végétaux sont sortis de l’océan primitif il y a environ 500 millions d’années, il n’y avait pas de sol sur la Terre.)
Des micro-organismes (bactéries et amibes aérobies, champignons), en symbiose avec les vers de terre ou d’autres petits animaux, fabriquent le sol en liant les humus aux argiles, et fabriquent aussi son extraordinaire perméabilité.
Abreuvement et nutrition des racines
Les racines des plantes sont incapables de se nourrir et de s’abreuver elles-mêmes : ce sont encore des micro-organismes (bactéries aérobies et champignons) qui créent et/ou transfèrent les nutriments et l’eau pour les racines des végétaux.
Rappel : un champignon est essentiellement un ensemble invisible (appelé mycélium) de filaments microscopiques (appelés hyphes), la plupart du temps situés dans le sol ou à l’intérieur du bois. Ce que nous appelons couramment « champignon » n’est en réalité que la fructification (organe reproducteur éphémère) de certains mycéliums.
Certains micro-organismes du sol, comme les champignons mycorhiziens, ont une importance capitale.
Par exemple, le système racinaire d’un chêne adulte est intimement connecté à des longueurs astronomiques de mycélium mycorhizien (dizaines de milliers à millions de kilomètres en longueur cumulée d’hyphes), ce qui multiplie par un facteur 10 000 la capacité d’exploration du sol et de captation des ressources en eau et minéraux par les racines (compensant ainsi la relativement faible densité de nutriments présents dans le sol).
Le réseau mycorhizien interconnecte d’ailleurs tous les arbres de la forêt, et éventuellement les forêts entre elles.
De plus, certains champignons mycorhiziens (les champignons endomycorhiziens) sont impliqués dans la captation de l’eau atmosphérique par les plantes…
Une autre trame de champignons filamentaires joue un rôle crucial dans l’abreuvement et la nutrition des racines : les champignons saprophytes (décomposeurs de la matière organique morte, notamment du bois mort, qu’ils transforment en eau et nutriments immédiatement assimilables par les racines…).
Ils sont de surcroît entourés d’un manchon d’eau très mobile qui charrie bactéries, nutriments et autres molécules à une vitesse d’environ 2 m/h. Ils répartissent ainsi l’eau et les nutriments depuis les endroits du sol où ils abondent vers les endroits qui en manquent.
Les micro-organismes du sol pullulent spontanément, à condition que le sol soit couvert d’une litière ou d’un mulch. (Dans les systèmes domestiques, on parle de mulch ; dans les systèmes naturels, on parle de litière : feuilles, rameaux et branches mortes.)
Sans couverture du sol, point de micro-organismes. Et donc :
point de sol pédologique ni perméabilité,
point d’abreuvement/nutrition des racines,
point de forêt,
point de climats stables.
L’œuf ou la poule ?
Manufacturing versus Growing
La forêt est nourrie par les micro-organismes du sol, mais il n’y a pas de micro-organismes sans litière, et pas de litière sans forêt. Comment le cycle a-t-il commencé ?
Voici un extrait du texte magistral de Joel Glanzberg, Lead Like a Leaf (Leadership in living systems), que nous avons tenté de traduire au mieux :
Tout ce que nous fabriquons est conçu et construit avant de commencer à porter les processus [exercer les fonctions] pour lesquels ça a été conçu.
À l’inverse toutes les structures vivantes se construisent en exécutant/réalisant ce pour quoi elles ont été créées.
(…) La rivière ne fut pas creusée puis remplie d’eau. C’est en coulant que la rivière se fit rivière. L’échafaudage de la ramification de l’arbre ne fut pas construit avant de monter l’eau et les nutriments au ciel et de redescendre les sucres aux racines. L’arbre construisit son corps en ajoutant couche après couche le carbone pris dans le ciel grâce à la photosynthèse [en réalisant la photosynthèse], depuis l’instant où il déploya ses feuilles dans l’air et ses racines dans la terre.
Fabriquer peut nécessiter un extra-visionnaire [ingénieur/architecte/planificateur/démiurge]. Pousser [croître/grossir], non. Pour voir et penser/comprendre correctement cette création vivante à laquelle nous avons la bénédiction d’appartenir, et pour travailler/interagir correctement avec elle, il est essentiel de ne pas penser comme un ingénieur ni commander/diriger comme un lieutenant, mais de penser comme une montagne et diriger comme une feuille.
Perméabilité et rapport »air/eau »
Outre la photosynthèse, la forêt a une autre fonction cruciale : rendre la pluie non toxique pour les écosystèmes. En effet, l’eau liquide est toxique pour le sol et les végétaux, car les micro-organismes responsables de la fabrication du sol et de sa perméabilité, ainsi que ceux responsables de l’abreuvement et de la nutrition des racines, sont aérobies.
La forêt est le seul élément du système capable d’évacuer correctement l’eau de pluie. De telle sorte que le sol n’est jamais mouillé – ni sec, d’ailleurs – mais toujours humide.
Elle le fait en infiltrant l’eau et en rechargeant les nappes souterraines. La perméabilité d’un sol forestier est phénoménale : jusqu’à 50 cm de pluviométrie par heure, parfois plus. (À l’inverse, un sol agricole ruisselle dès quelques millimètres de pluviométrie par heure, voire par jour…)
Ainsi, la forêt infiltre et stocke la plus grande partie de l’eau de pluie. Seule une petite proportion s’écoule en surface, sous forme de sages ruisseaux et cours d’eau non incisés, et jamais de manière érosive (tout au moins lorsque la forêt n’a pas été dégradée par les activités humaines). Cette eau qui s’échappe de la forêt en sort alors parfaitement propre et potable.
Un autre processus (sous-estimé) entre en jeu dans la perméabilité des sols forestiers : les trames de champignons saprophytes du sol sucent rapidement le trop d’eau de pluie et le répartissent depuis les endroits les plus mouillés vers les endroits les plus secs – ce qui, d’ailleurs, explique pourquoi une forêt non dégradée n’est pas mouillée après la pluie (d’après Hervé Coves).
La forêt fait la pluie
Si la forêt infiltre l’eau pour ne conserver que l’humidité et de sages ruisseaux, on sait aujourd’hui que c’est aussi elle qui crée la pluie, en libérant par ses feuilles d’immenses quantités d’humidité, ainsi que des micro-organismes et des COV, ce qui crée nuages et pluies (et les « rivières volantes » responsables de précipitations à grandes distances).
Eau potable
C’est la forêt qui garantit la salubrité des eaux des ruisseaux qui la parcourent, ainsi que des sources. (À cause de la déforestation, plus de 5 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à la consommation d’eau insalubre, majoritairement des enfants.)
La forêt est le seul élément du système Terre capable de :
- garantir l’humidité du système (jamais mouillé, jamais sec, toujours humide),
- recharger les nappes phréatiques,
- empêcher l’érosion et les inondations,
- empêcher les sécheresses et les incendies,
- purifier les eaux de surface.
Auto-régulation et climat
Mais la forêt fait bien plus : c‘est l’organe essentiel de la Terre (sur lequel on peut agir) qui lui confère sa propriété fondamentale d’auto-régulation (homéostasie ou résilience).
Notamment les climats, dont les cycles de l’eau, sont régulés par les forêts.
La photosynthèse se fait à l’ombre !
La photosynthèse utilise l’énergie des photons, mais elle ne fonctionne pas correctement avec la lumière directe du soleil :
c’est sous un certain degré d’ombre que la photosynthèse fonctionne correctement.
(Le degré d’ombre optimal dépend bien évidemment des espèces et du climat…)
Cette loi générale n’empêche pas que certaines espèces, dites pionnières, soient capables de germer et croître en pleine lumière, même si elles préfèrent elles aussi un certain degré d’ombre. (Valable même pour les cactus, oponces, agaves, aloès…)
Multi-étagement
Cette loi explique entre autres que les écosystèmes sauvages soient des volumes, c’est-à-dire qu’ils soient spontanément multi-étagés : tous les photons qui tombent du ciel sont captés à divers étages par le déploiement des feuilles, pour être transformés en productions végétales, et ce depuis la canopée jusqu’au sol. (Dans certaines forêts, on compte plus de 6 niveaux d’étagement.)
De surcroît, les arbres utilisent abondamment le pattern de ramification, ce qui multiplie leur efficacité en la matière (et compense la relative faiblesse du flux de l’énergie solaire).
Par ailleurs, d’après les travaux d’Hervé Coves, les divers sous-étages de la forêt jouent un rôle crucial dans la captation de grandes quantités d’eau atmosphérique par les feuilles, en association avec les endomycorhizes. (Régulièrement, les feuilles des sous-étages interrompent la photosynthèse et font l’inverse de la transpiration : elles condensent la vapeur d’eau atmosphérique à leur surface et l’intègrent dans la sève élaborée. Les racines transfèrent alors le surplus d’eau aux endomycorhizes qui pénètrent dans leurs cellules, et ces endomycorhizes vont répartir cette eau vers les endroits les plus secs et abreuver les racines qui en ont le plus besoin, jusqu’à des kilomètres à la ronde… Bien évidemment, s’il n’y a pas de litière et donc pas d’endomycorhizes, comme dans les systèmes agricoles, le processus ne peut pas avoir lieu.)
Non concurrence : la danse de la Vie
La forêt, et plus généralement les écosystèmes sauvages, sont des systèmes fondamentalement non concurrentiels.
Certes, dans les systèmes naturels coexistent les relations de compétition et les relations mutuellement bénéfiques.
Mais l’important est que :
le jeu de la tension et de l’harmonie
issues de l’intrication et de l’interaction de tous les processus,
éventuellement antagonistes,
partout présents à toute échelle,
depuis l’atome jusqu’à l’écosystème et la planète,
en passant par la cellule, la plante et l’animal,
résultent en des patterns3 et un fonctionnement émergents
qui s’avèrent être essentiellement collaboratifs et symbiotiques,
partout fractalement à chaque saut d’échelle,
et donc globalement aussi.
C’est la danse de la Vie.
À propos de ces sauts d’échelle intégrateurs où les tensions (antagonismes, concurrences) se dissolvent, on ne peut s’empêcher de penser au merveilleux texte de Joel Glanzberg cité plus haut, et notamment à ce paragraphe, que nous avons traduit ainsi :
La vie est par nature créatrice. Contrairement aux systèmes mécaniques, c’est ainsi qu’elle dissout et résout (« di-solves ») ses problèmes. Elle évolue vers de nouveaux niveaux ou mondes, où les problèmes ne sont plus des problèmes. Cela est au cœur de la gouvernance dans les systèmes vivants. Il n’y a pas d’opérateur clairvoyant qui dirige. Chaque membre joue son rôle, unique, pour faire avancer le tout.
Ce fonctionnement intégrateur essentiellement symbiotique qui émerge spontanément de la compétition et de la coopération dans les systèmes naturels est toujours productif, excédentaire et auto-régulateur.
Il n’est finalement rien d’autre que la physiologie du système.
Diversité/densité – Homéostasie
Une des manifestations très importantes de ce fonctionnement non concurrentiel des systèmes naturels est leur incroyable densité : dans le volume de l’écosystème, les plantes et les animaux sont massivement présents dans un petit espace.
Par exemple, les plantes de la forêt – depuis les herbacées jusqu’aux grands arbres de la canopée – vivent serrées les unes contre les autres, et même les unes sur les autres et les unes dans les autres : les densités horizontale et verticale sont toutes deux très élevées, particulièrement entre les tropiques. (Notamment, les racines des arbres s’entremêlent d’une manière incroyable…)
C’est lorsque leur diversité et leur densité sont très élevées
que les végétaux produisent le mieux.
Autrement dit, contrairement aux systèmes agricoles, la très forte densité/diversité des végétaux dans les systèmes naturels, loin d’être concurrentielle, est garante de leur productivité et de leur auto-régulation.
Plus généralement, c’est la diversité et la complexité naturelle des écosystèmes sauvages qui garantissent leur productivité et leur homéostasie inouïes – notamment par l’extraordinaire intrication et le nombre quasi illimité des interactions entre leurs éléments…
Notons au passage que dans de tels systèmes, les productions et les « déchets » des uns sont les nutriments et les médicaments des autres…
CONCLUSION
- La vie, qui consiste essentiellement en la photosynthèse, est une propriété émergente spontanée. Elle est intrinsèquement créatrice, évolutive, adaptative, auto-régulatrice, symbiotique (non concurrentielle) et excédentaire.
- Avant que l’homme ne la détruise, la forêt était omniprésente sur la Terre. En symbiose avec les trames fondamentales de champignons mycorhiziens et saprophytes, elle en est l’organe le plus crucial.
- La forêt fabrique la pluie et le sol (ainsi que sa fertilité, perméabilité et humidité).
- La forêt fabrique ses propres ressources, et, en tant que lieu canonique de la synthèse des molécules organiques, fabrique aussi les ressources des animaux et des humains. Elle fabrique aussi son propre milieu de vie et ses propres conditions de vie. Elle n’a besoin de rien, et ne crée aucun déchet ni pollution : c’est un système clos/cyclé.
- La forêt régule les micro-climats, le cycle de l’eau et beaucoup d’autres paramètres essentiels de la vie sur Terre.
Notes :
– 1 : permaculture : https://www.youtube.com/watch?v=QBLKuYDh5S8
– 2 : voir les notes 1, 2, 4 et 5 du bas de la page : https://permaculture-sans-frontieres.org/fr/synthese-definitions-permaculture
– 3 : voir : https://permaculture-sans-frontieres.org/fr/pattern
Pour aller plus loin
- Francis Hallé : tout texte, interview et vidéo de ce grand maître des arbres et des forêts.
- Livres de Marc-André Selosse, notamment « Jamais seul – Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations« .
- Livre de Lydia et Claude Bourguignon : « Le sol, la terre et les champs« .
- Lydia et Claude Bourguignon : tout texte, interview et vidéo. Notamment l’intervention magistrale : « Protéger les sols pour préserver la biodiversité« (vidéo 23 min).
- Vidéo (3 min) “Comment réparer le monde (par la reforestation)” (version originale en anglais : How to repair the world).
- Vidéo sur l’autosuffisance énergétique et vivrière, et l’empreinte écologique : conférence de Robyn Francis (30 min) : Target One Earth : living within our ecological footprint (part 1, part 2, part 3).
- Vidéo (4 min) What is Permaculture ? par Bill Mollison & David Holmgren.
- Site web + livres : Rainwater Harvesting par Brad Lancaster.
- Site web + livre : Yeomans Keyline Designs.
- Article Lead Like a Leaf (Leadership in living systems) par Joel Glanzberg.
- Site internet de Joel Glanzberg : Pattern Mind.
- Article Patterning as Process par Tim Murphy & Vicki Marvick.
- Livre »Earth User’s Guide to Permaculture‘‘ de Rosemary Morrow.
- Livre »Permaculture : Principles and Pathways Beyond Sustainability – Revised » de David Holmgren.
- Livre »Permaculture : A Designers’ Manual » de Bill Mollison.
ALTERNATIVES : LE MNLE PASSE AUX TRAVAUX PRATIQUES
Du dimanche 23 au dimanche 30 août 2026, le MNLE Réseau Humanité&Nature tiendra sa 31e Université d’été au centre de vacances FOL Neig’Alpes, aux Carroz-d’Arâches en Haute-Savoie.
Le thème retenu, « Le temps des alternatives », avait déjà structuré la 28e édition en Aveyron, en 2023, qui inaugurait une formule renouvelée : ateliers participatifs, conférences en simultané, retransmissions en visioconférence.
Le bilan des trois éditions suivantes ayant confirmé l’intérêt de cette organisation, le conseil d’administration a décidé de la reconduire et de l’approfondir.
Le programme articulera trois matinées de débats en plénière, deux journées denses avec jusqu’à seize ateliers, et une programmation accessible en ligne via la web TV du MNLE.
Le programme complet sera mis en ligne sur le site de l’association en juin prochain.
Trois axes de réflexion structureront les matinées.
De quelle écologie parle-t-on ?
Le premier interroge les fondements de l’écologie politique. Jean-Claude Boual, membre du bureau du MNLE, s’appuiera sur son ouvrage « De quelle écologie parle-t-on ? » pour ouvrir les discussions.
Quelles réponses l’économie sociale et solidaire peut-elle apporter aux enjeux environnementaux ?
Deuxième axe : l’économie sociale et solidaire
Le deuxième axe porte sur les réponses de l’économie sociale et solidaire. Depuis la fin du XIXe siècle, et plus encore à partir de 1901 avec la loi sur les associations, coopératives, mutuelles, associations et syndicats ont multiplié les expériences de résistance au modèle économique dominant.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Le mouvement entend interroger ces acteurs sur leur capacité à peser face aux enjeux environnementaux contemporains.
Troisième axe : une perspective internationale et européenne
Enjeux environnementaux planétaires : comment construire des réponses collectives à l’échelle internationale, au niveau européen ?
Le troisième axe élargit la perspective à l’échelle internationale et européenne. Forums sociaux mondiaux, forums alternatifs : ces espaces sont-ils encore pertinents ?
La question posée sans détour est : « Que faire, avec qui et comment ? », avec des acteurs qui agissent déjà à cette échelle.
Le cœur du projet
Car c’est bien là le cœur du projet. Les alternatives au système libéral existent, dans les domaines économique, écologique, social, politique et culturel :
taxation des flux financiers internationaux, protection des ressources non renouvelables, législation internationale du travail, gouvernance mondiale du patrimoine écologique.
Ce qui est en jeu, ce n’est pas leur crédibilité — qui ne fait pas débat — mais la volonté de les mettre en œuvre et la capacité à construire les actions collectives qui y mènent.
L’Université d’été se veut un espace de convergence entre acteurs qui agissent déjà.
Temps forts de la semaine
Le jeudi sera consacré à des visites en Haute-Savoie, suivies d’une conférence sur l’impact des grands événements sportifs (Jeux olympiques, Coupes du monde…), sur les territoires, la biodiversité et les populations locales, mettant en évidence les contradictions entre spectacle sportif planétaire et transition écologique.
Vendredi et samedi, seize ateliers et plénières offriront des espaces de travail en petits groupes, retransmis en direct sur la web TV du MNLE pour les participants à distance.
Parmi les thèmes déjà annoncés :
- « IA : bonbon ou poison singulier ? »
- « La ville de demain : quelles évolutions, quels rôles pour le réseau international des villes ? »
- « Data centers : peut-on s’en passer ? »
- « Évolution du monde associatif dans ce contexte de crise »
Pour vous inscrire, téléchargez le document ici:
Projet de datacenter sur l’ancien site H&M du Bourget, c’est toujours NON !
Le rapport de l’enquête publique a été rendu le 7 janvier 2026 et publié seulement le 28 janvier 2026 sur le site de la préfecture. Contre toute attente, l’avis est favorable mais assorti de :
- 4 réserves nécessitant des études complémentaires: études acoustiques, qualité de l’air, risque de décomposition des liquides frigorigènes, porté à connaissance des études et dialogue sur le projet jusqu’alors inexistant en amont par choix délibéré du Maire du Bourget. Ces quatre réserves doivent être levées, dans le cas contraire, l’avis serait réputé défavorable.
Il faut être très vigilant, les études d’impacts sont fréquemment insuffisantes et/ou biaisées. D’autant qu’avec l’actuelle loi de simplification, le gouvernement veut alléger les contrôles sur les installations industrielles, laissant tout pouvoir aux aménageurs.
- 6 recommandations : mesures d’évitement des nuisances, comité de suivi (Chantier et exploitation), associer le public, optimiser la récupération de la chaleur fatale, mener une étude sur les champs électromagnétiques, améliorer l’intégration paysagère du site.
L’environnement du site est très urbanisé, à moins de 30m de logements et dans un rayon de moins de 500 m de nombreuses infrastructures publiques (deux crèches, trois écoles, un collège, une maison de retraite, un centre de formation). De plus, 2 méga datacenters se trouvent à proximité immédiate totalisant plus de 200 groupes électrogènes.
Les nuisances et risques en courus sont connus: le bruit généré, la pollution de l’air, l’ilot de chaleur découlant de son fonctionnement auraient des conséquences directes sur la qualité de vie et la santé des riverains. Et une consommation électrique (526 GWhs) du double de la consommation totale de la ville du Bourget. La Mission Régionale de l’Autorité environnementale pointait déjà dans son avis les risques de ce projet pour les populations.
Plusieurs élus ont apporté leur soutien pendant la période d’enquête publique en interpellant le gouvernement et/ou en posant des questions écrites. On peut citer les sénateurs Vincent Capo-Canellas et Fabien Gay mais aussi le député Aly Diouara sans compter la mobilisation d’élus régionaux et de villes limitrophes. Les villes de Drancy et Gonesse ont notamment émis des réserves quant aux risques pour les populations.
La mobilisation de la population contre ce projet est forte : un collectif d’habitants constitué dès octobre 2025, 279 contributions portées sur le registre d’enquête publique, plus de 18 000 signatures sur la pétition en ligne et de nombreux articles parus dans la presse.
A ce stade, nous demandons au préfet de la Seine-Saint-Denis de ne pas délivrer l’autorisation environnementale et de suspendre le projet sine die.
Notre détermination à agir contre ce projet délétère est intacte ! Maintenant, ce n’est que le rassemblement et le soutien des citoyens qui permettront à nouveau de se faire entendre.
Collectif contre le projet de datacenter - Le Bourget le 9 février 2026

Le MNLE face aux menaces : mobilisation contre la loi Duplomb et pour une alternative au libéralisme
Franchement, voilà un épisode qui ne mâche pas ses mots. Christian Pellicani, président du MNLE, part en guerre contre la loi Duplomb fraîchement votée à l’Assemblée nationale. Cette loi risque de réintroduire des toxiques dans l’agriculture productiviste, et ce malgré une pétition signée par 2,1 millions de personnes. (Oui, vous avez bien lu : 2,1 millions.) Mais ce n’est pas tout. Pellicani s’attaque aussi aux Jeux olympiques d’hiver prévus en France pour 2030, qu’il considère comme néfastes pour les écosystèmes montagnards. Le MNLE appelle à poursuivre la mobilisation pour un débat parlementaire et lance une réflexion approfondie sur sa charte. Cette réflexion abordera la société numérique, les défis climatiques et la réforme des institutions internationales—une réflexion qui prépare une université d’été en août 2026. Comment peut-on vraiment construire une alternative au système libéral actuel? L’appel est clair : l’engagement actif et la pensée critique sont essentiels pour bâtir un modèle économique plus équitable. Écoutez cet épisode pour découvrir comment vous pouvez vous impliquer dans cette démarche combinant action et réflexion.
Reportage sur la manifestation samedi 7 février 2026 contre la loi Duplomb au Mans
Françoise Besnard, médecin généraliste au Mans, parle de l’effet des pesticides.
Manifestation contre la loi Duplomb aux invalides le 11 février 2026
Le MNLE était présent aux Invalides pour manifester contre la loi Duplomb 1 et la proposition de loi Duplomb 2

Un débat important a eu lieu hier 11 février 2026 à l’Assemblée nationale, engageant l’avenir de notre agriculture et de notre santé.
En effet, après un été de mobilisation et une pétition « Non à la loi Duplomb – pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective» qui a recueille plus de 2 millions de signatures, la loi Duplomb a fait l’objet d’un débat à l ‘Assemblée nationale.
Ce n’est qu’un débat, qui s’il aura le mérite de permettre à tous les groupes politiques d’interroger le gouvernement et de remettre au centre de l’attention parlementaire les enjeux environnementaux, sanitaires, agricoles et démocratiques soulevés par la loi Duplomb, ne débouchera pas sur l’abrogation de la loi.
Bien plus, une proposition de loi Duplomb 2 veut revenir sur le seul article censuré par le Conseil constitutionnel, l’article 2 de la loi prévoyant de réautoriser les néonicotinoïdes.
Par ailleurs, aujourd’hui 12 février, va être examiné un texte de loi visant l’interdiction des pesticides autour des aires de captage d’eau potable. Cette mesure constitue un levier majeur de protection de l’environnement et de la santé publique et permet d’alléger les communes des charges exorbitantes pour dépolluer l’eau destinée à la consommation.
Il est donc important de se mobiliser contre la loi Duplomb 1 et la proposition de loi Duplomb 2 et pour soutenir le texte déposé le 12 février.
Une fête paysanne se tiendra place de la République à Paris de 11h30 à19h samedi 14 février.
D’autres manifestations auront lieu dans toute la France.











